Se poudrer le visage des éclats abrasifs d’un monde irréel. Vivre dans l’illusion en s’humectant les lèvres d’une boisson diluée au prix surévalué de l’expérience. Et dans ton visage, l’humanité entière qui se résume en une seule considération narcissique. Explique-moi ta beauté compréhensible, dont les moindres traces de remord, de questionnement et de doute sont extraites pour en faire une huile âpre et corrosive dont on se débarrasse au prix de sa conscience. Tu me fascines en étant ce symbole de tout ce que je ne serai jamais. Je suis un défiguré de conscience, adepte de la destruction mentale et de l’ambivalence latente de mes sentiments. Les cicatrices du doute jadis passagères se lisent désormais en permanence sur mon visage, pourtant aussi jeune et avide d’expériences que le tien. Tu t’éloigneras éternellement de mes semblables, de peur d’éveiller un monstre qui n’en est pas à ses premières victimes, de peur de connaitre autre chose que la jouissance conséquente de cette ignorance attractive. Et malgré tout je voudrais te connaitre parce que moi aussi, parfois, je voudrais oublier.
Un jour, peut-être…
Qualité et bon goût depuis 1985
Tu sais, tu écris très bien.
Merci! (Encore une fois!)