Il y a à peine quelques heures, je traverais les montagnes du Vermont sous une pluie torrentielle. Depuis mon dernier passage ici, les évènements se sont enchaînés et ce journal s’est trouvé une place confortable au bas de ma liste de choses à faire. Il y a eu les examens de fin de programme, la peur de l’échec et l’évidence de la réussite. Par la suite, rapidement il y a eu l’expérimentation de la Salvia, le bal des finissants et deux journées d’immobilisme et de ruminations désagrables.
Avant de partir j’ai étteint mon téléphone cellulaire, laissant à ma boîte vocale une totale liberté d’expression. J’ai bourré mon sac de linge en apportant avec moi un sac messager contenant une caméra numérique, une carte routière, un roman, quelques stylos et un cahier spirale. Le voyage ne fut pas très long, mais la route était belle et le soleil éclatant. Je suis de retour, en pleine forme et je ne me suis pas ennuyé. Je profiterai de la journée de demain pour faire un récit plus élaboré de cette petite expédition. En attendant, je vous laisse quelques souvenirs…


Je prends une pause prolongée de trois ou quatre jours. De toute façon, j’ai rien à dire. J’ai pas le temps d’écrire et mes journées, mes réflexions se limitent à la révision de mes trois dernières années de programme. Je reviendrai lorsque mon examen final sera terminé, mercredi prochain. D’ici là, je retourne à mes livres.
En même temps, ça va bientôt faire un an que je suis revenu de mon premier voyage outre-mer en solo. J’ai une envie folle de repartir sur un coup de tête vers une destination inconnue. Mais j’ai pas le temps de penser à tout ça non plus.
Désolé de ce petit silence. Mais voilà, j’ai commencé officiellement ma crise de la 23aine hier soir. Pourtant, cette année ma date de fête est très bien située, directement sur un samedi. Mais ça tombe en même temps sur ma fin de semaine de travail. J’ai donc passé les premières heures de ma 24e année de vie à travailler.. Et puis je me sens maintenant beaucoup plus vieux, inintéressant, dépassé et à la limite totalement déconnecté. J’ai le sentiment que je ne profite pas assez de ma vie, comme si mes meilleures années se trouvaient maintenant derrière moi. Je regarde mes grains de beauté comme on compte les cercles d’une vieille souche pour déterminer son âge. . Je capote un peu, parce que 23 ans c’est qu’en même assez jeune pour être hystérique à ce point.
Pour faire le grand décompte, j’ai passé mon vendredi soir en compagnie d’un ami et nous avons marché dans ce qui sera mon nouveau quartier d’ici un mois, la Petite-Italie. Du Parc Jarry au marché Jean-Talon, tout est exactement comme je l’imaginais. J’ai juste hâte d’emmenager et de commencer cette nouvelle étape tranquillement, sous le soleil brûlant de l’été montréalais.
Décidément, les patients souffrant d’un trouble anorexique et qui ont des compulsions alimentaires pour oublier leur état sont des cas très facilement traitables.
En réponse à Mélou…
1- Qu’est-ce que je faisais il y a 10 ans?
J’entrais dans un collège privé de Montréal pour y débuter mon secondaire un et du même coup mon adolescence. L’école était située au milieu d’un quartier pauvre de Montréal. À chaque matin, on passait dans ces rues bordées d’appartements délabrés, de poubelles éventrées et de câdres de vélos enchainés aux lampadaires depuis dix ans. Au fil des années, la nouvelle direction a développé une culture de l’élitisme totalement ulcérante, multipliant les programmes spécialisés. Aujourd’hui, le collège en question est engagé à fond la caisse pour l’obtention (le maintient ?) de la première place du palmares des écoles de l’Actualité. C’est vraiment triste et j’ai même pas hâte aux retrouvailles.
2- Nommer 5 choses que je dois faire aujourd’hui (sans ordre particulier).
Me rendre au travail, trouver des secouristes bénévoles pour un rallye à vélo, passer chercher mon téléphone cellulaire (oublié hier chez un ami), terminer un travail de fin de session et commencer un nouveau roman.
3- Les grignotines que j’aime
Chips nature et nutella en alternance, mais pas trop souvent. Sinon des carottes et des craquelins.
4- Les choses que je ferais si j’étais millionnaire :
Vraiment trop de choses… Je vivrais sans doute des intérêts de mes placements. Je pourrais m’ouvrir un café/bistro/librairie dans ma région. La moitié des employés seraient engagés dans le cadre d’un vaste programme de réinsertion socio-professionnelle en santé mentale et mentorés par des employés permanents qui agiraient à titre d’intervenants. Faudra que je me trouve un bon gérant, pour que je puisse me réserver annuellement 2 ou 3 mois pour voyager. En même temps je pourrais travailler à la pige comme journaliste indépendant et faire quelques reportages à l’étranger.
5- Trois mauvaises habitudes :
1. Je mordille mes crayons jusqu’à ce que mort s’en suive et ça inclut les marqueurs permanents et les crayons de plombs. Oui, j’ai déjà eu une écharde sur la langue.
2. Je suis toujours dans la lune. Mais j’ai appris à modifier mes expression faciales pour pas que ça parraisse.
3. Je tiens souvent pour acquis que les gens, même les inconnus, sont habitués à mon humour noir. C’est pas toujours le cas…
6- Cinq endroits où j’ai habité :
Vaudreuil et Montréal. Nul part ailleurs.
7- Cinq emplois que j’ai eu :
1. Animateur/coordonateur de camp de vacances
2. Propriétaire d’une entreprise de formation en secourisme
3. Commis dans un club vidéo
4. Intervenant en santé mentale
5. Suppléant au primaire et au secondaire
8- Cinq personnes sur qui je veux en savoir plus …
J’ai jamais eu de succès avec mes tagues, alors ceux souhaitant s’auto-taguer sont invités à le faire dans les plus brefs délais…