Limite et continuité

October 30th, 2006 § 2

Voilà maintenant 5h que je planche sur mon cours à distance de physique mécanique. J’ai toujours voulu croire aux capacités infinies de l’esprit humain, mais ce n’était que des paroles naïves et vides d’expérience. Dans la catégorie des généralités qu’on place dans un souper de famille. C’est d’ailleurs une phrase bidon, mais elle a de la classe ! Elle est de meilleure qualité que “Ça a pas d’allure, on va bientôt pouvoir faire pousser des oranges sur la côte Nord.” mais ne surpasse pas LA phrase passe-partout; “C’est avant tout une question d’équilibre.”
Tout ça pour dire que je dois faire la preuve de ce que j’avance depuis plusieurs années. C’est-à-dire, réussir deux cours de sciences par correspondance, physique et calcul différenciel, après presque six ans de sciences humaines. Alors si j’ai à m’adapter, que ce soit rapide et sans douleur, s’il-vous-plaît !

Et pourquoi pas l’inverse ?

October 20th, 2006 § 0

On dit souvent que l’intelligence et la folie ne sont pas des concepts si éloignés. D’ailleurs, le dernier numéro d’Urbania est consacré entièrement à la folie, je viens d’en terminer la lecture et les articles/illustrations/etc. sont excellents, comme toujours. J’ai travaillé au moins durant 24h pour enfin comprendre les premières notions de mon cours de Calcul différentiel. Généralement, lorsque je fais des mathématiques (allant d’un simple produit croisé à une opération incroyable impliquant une soustraction ou une division, pas les deux) j’ai l’impression que mon esprit est emprisonné et limité aux choses qui me sont perceptibles, alors que si je le laissais aller, je pourrais comprendre tous les concepts du monde en moins de temps qu’il n’en faut au pape pour réciter un Je vous salue Marie en 24 langues. J’ai peut-être un raisonnement trop basé sur les sciences humaines… 

J’ai essayé de devenir plus intelligent, mais c’est un travail assez difficile. Remarque, il suffit de prendre une attitude de “je réfléchis, mes yeux vont du point A au point B, je pince les lèvres et plisse les sourcils” pour parraître intelligent, mais augmenter son QI (qui est un concept totalement absurde), c’est pas facile. Alors peut-être qu’il serait plus accessible pour moi de devenir fou. Une libération volontaire de l’esprit dans tous les émisphères et zones de mon centre de contrôle personnel. C’est une aventure risquée et je préfère encore utiliser la technique du “je réfléchis…” . Après tout, l’intelligence est un concept maléable et, pour plusieurs, très subjectif.

On ne devrait pas vivre tous les jours?

October 17th, 2006 § 1

Je réponds à ta question, Karo … Pourquoi ne devrait-on pas vivre tous les jours

 

  1. Pour enfin savoir ce qu’il y a de l’autre coté.
  2. Pour laisser vivre les autres.
  3. Parce qu’on pourrait avoir des semaines de travail de 20h sans aucune conséquence économique.
  4. Pour ne plus souffrir du deuil.
  5. Parce que Loft Story est diffusé à tous les jours.
  6. Parce que la vie c’est aussi la mort
  7. Parce que j’ai des trucs à demander à ma grand-mère. Les ingrédients de sa recette de soupe aux légumes surtout.
  8. Pour vivre 2 fois plus longtemps !
  9. Parce que tout le monde est égal face à la mort.
  10. Parce que la mort en tant que personnage devrait parfois se permettre de vivre et d’engager des fonctionnaires.

 

Comment devenir végétarien

October 17th, 2006 § 3

8h du matin et je suis coincé sur la 20. Hier, je passais/coulais le pire examen de ma vie alors que toute la classe semblait confiante, même rassurée. Et voilà qu’aujourd’hui on m’envoie en stage d’observation en chirurgie. Je prévois avoir 15 minutes de retard, j’en aurai finalement une vingtaine. Après m’être perdu dans les corridors de l’hôpital, j’arrive finalement au bon endroit.  Les présentations sont courtes et joviales, on m’envoie observer une césarienne. Comme nous sommes en milieu hospitalier, au Québec et en chirurgie en plus, je m’installe dans un coin et observe la scène par peur de déranger tout le monde. Les inhalos d’un coté, l’anasthésite de l’autre, infirmières et médecin au chevet. L’opération commence.

J’avais peur du sang, j’avais peur des aiguilles et de tout ce qui s’appelle “trucs qu’on retrouve à l’intérieur de son corps et qu’on ne veut pas voir sortir”. Mais finalement, c’est cette terrible odeur que j’ai du mal à endurer.

 

Je sais…je sais

October 14th, 2006 § 2

Bon, j’ai été absent un certain temps. Je devais tout remettre en place et j’ai aussi réfléchi à l’avenir de ce petit espace. Mais on a fait pression sur moi…. Vous ne me croyez pas ? Voici la preuve…

(Pour ceux qui sont aussi intéressés à se prendre pour un autre… Consultez le Church sign generator )

Voilà!

 

Voilà!

 

De retour, pour de bon

October 13th, 2006 § 0

Je n’ai pas réussi à m’adapter à Dotclear, je reviens donc sur WordPress… Grâce à Google et ses archives, j’ai pu récupérer certaines informations importantes. Mais ma liste des choses à faire avant de mourir est définitivement perdue. Je devrai en créer une autre. Je vais aussi vous parler de cette fameuse expédition au mont Noonmark, lorsque j’en aurai terminé avec ma bio, mes math et tout le reste.

Épave 5 [Et vous…]

October 13th, 2006 § 0

Yoyo

À qui vous identifiez-vous ?
Au petit garçon…
Au chien…
Ou alors au yoyo ?

Parfois le chien saute assez haut pour mordre le yoyo et faire tomber le petit garçon. D’une situation de supériorité, on se retrouve souvent à courir après ce qui nous est le plus cher. [Image à venir...]

Epave 4 [Noël expliqué aux enfants]

October 13th, 2006 § 0

Dis papa, comment le Père-Noël fait pour faire le tour du monde en une nuit ? 

En fait fiston c’est assez simple. Le Père-Noël n’a pas à passer dans la majorité des pays d’Afrique, d’Amérique du Sud, d’Asie et d’Inde puisque c’est là-bas que sont cachés les petits lutins qui fabriquent tes cadeaux.

Tous les lutins du Père-Noël sont là-bas et font des cadeaux juste pour nous ? Il y en a beaucoup trop !

Exact petit ! Tu viens de comprendre quelque chose que certains ont beaucoup de mal à se figurer…

Et pourquoi les lutins ne deviennent jamais grand ?

Parce qu’ils ne vivent pas très longtemps, très peu de lutins deviennent vieux. Ils travaillent très fort pour le Père-Noël…

J’aimerais pas être un lutin !

Et je ne te laisserais jamais en devenir un, je te le promets…

Épave 3 [Métaphysique]

October 13th, 2006 § 2

Ouvrez vos cahiers au module 3 

Et si l’école n’existait pas, si nous n’avions jamais eu ce besoin pressant d’évoluer. Nous serions sans doute toujours dans un état primitif. Ni voiture, ni grille-pain, seulement nos corps et leurs mains. Des mains sèches et recouvertes de corne. Heureusement, aujourd’hui il y a l’automobile, les centres d’achat, les outils mastercraft, les centres de beauté, le gym, …

La théorie de pythagore est intéressante sous plusieurs points. Prenons d’abord le…

Mais si je me regarde bien, si je regarde les êtres qui m’entourent ou qui forment notre société, il y a tant de contradictions. Nous envoyons des hommes et des femmes sur la lune, sans être capable de trouver un remède efficace contre certaines maladies. On se suicide au Québec, mais on attend de mourir de faim au Soudan. On vend du chocolat pour diverses causes humanitaires, mais ce chocolat est souvent produit par des enfants qui sont enchaînés, absusés, bref exploités. On se dit exploité, sous payé, mais on achette un carton de cigarettes par jour qui représente à lui seul de 2 à 3 heures de travail.

Le triangle rectangle est donc en toute logique…

L’homme n’est donc pas logique, puisqu’il est raisonnable. Il pense et c’est ce qui fait de lui quelqu’un d’imprévisible. Il n’y a pas de formule capable de représenter l’homme en totalité, capable de décrire et de prédire son comportement. Il représente une erreur mathématique qui ne répond à aucune règle.

Pour vérifier votre réponse, refaites la même formule à l’envers et consultez le corrigé par la suite.

Épave 2 [L’homme polaire]

October 13th, 2006 § 0

On a souvent pensé que pour éviter l’extinction de l’ours blanc, on pouvait transférer son espèce en antarctique, qui lui fournirait un habitat quasiment similaire. Erreur monumentale. L’ours polaire, qui vit le long des banquises et des plaques de glaces dérivantes, se nourrit presque exclusivement de phoques et la banquise lui fournit un territoire de chasse parfait. Malheureusement, sous le couvert de glace de l’antarctique, il n’y a que de la terre. L’ours devrait alors modifier son alimentation, ou du moins ses habitudes de chasse. Si on implantait cette espèce en sol étranger, elle ne pourrait donc pas s’adapter assez rapidement pour espérer survivre.

L’homme est aussi un animal, un animal raisonnable. Lorsqu’il est confronté à certains changements, il s’adaptera rapidement à son environnement. Dans l’impossibilité de s’adapter, il modifiera son milieu. Par exemple, si un homme en mauvaise forme physique souhaite monter le mont Washington, deux choix s’offent à lui. Il peut s’entraîner, modifier son régime alimentaire, arrêter la cigarette. Il peut aussi prendre le train jusqu’au sommet de la montagne.

 Comme un animal, lorsque je suis arrivé au camp j’ai dû m’adapter. Ça a été un véritable calvaire, ou plutôt un chemin de croix. Je suis parti de la maison, j’ai du mettre un frein à mes nombreuses activités, terminer mes contrats de formation en secourisme, régler les dernières modalités de la bourse que j’ai finalement eue, etc. Les débuts ont été difficiles, je n’étais jamais parti de la maison plus d’une semaine et lors de mes absences j’étais généralement avec mes amis. Je me retrouvais donc dans de nouvelles fonctions de travail, avec des collègues que je connaissais à peine, dans un endroit assez éloigné pour que mon téléphone cellulaire soit hors fonction.

 Les premiers jours ont été pénibles. Le travail d’infirmier de camp est intéressant, mais il y a parfois de longues périodes sans aucun cas majeur. Je me tournais les pouces et ça m’énervait. Avant, mes milliers de projets me tenaient occupés et je ne voyais pas trop le temps passer. Et là, soudainement, je n’avais plus rien à faire. J’ai commencé à lire un roman, puis un deuxième… J’ai décidé d’explorer la forêt, de commencer à jogger le matin, juste avant que les jeunes ne se réveillent. J’ai aussi découvert l’herboristerie, puis la réflexologie. Peu à peu, je sentais que mon niveau de stress baissait. Je réalisais surtout à quel point j’étais stressé, occupé, anxieux avant ce changement.

Et voilà maintenant deux semaines que le camp est commencé.  L’adaptation est complète. En fait, j’ai aussi dû modifier certaines choses. J’ai apporté mon ordinateur portable, muni d’un accès internet par ligne téléphonique. Il y a aussi mes draps, la tisane et les confitures maison de ma mère qui me réconfortent le soir. Je suis heureux et sans doute en meilleure santé qu’avant. J’apprends beaucoup des nouveaux cas que j’ai ici, j’essaie de mettre en pratique certaines médecines alternatives, j’occupe mes temps libres d’une manière efficace.

Le stress est complètement disparu de mon mode de vie. Lorsque je suis retourné chez moi la fin de semaine dernière, j’ai tout de suite apprécié d’être dans ma chambre, dans mon lit, seul et douillet. Par contre, après à peine 24h à la maison, j’avais déjà hâte de retourner là-bas. Je sais qu’en septembre cette expérience prendra fin. Je sais aussi que je retournerai à mes nombreuses occupations. Mais je crois que ces moments sont précieux et qu’ils font de nous de meilleures personnes. En ce moment, j’ai l’impression d’apprendre plusieurs choses. J’apprends de nouvelles notions médicales, j’apprends à profiter de mes nombreux moments de détente, j’apprends aussi à me connaître un peu mieux.

Je pensais être seul sur ma banquise et j’ai ouvert les yeux. Les formes que je croyais n’être que glace sont venues à moi et m’on fait découvrir à quel point l’homme n’est qu’un vaste territoire inexploré. Et dans la tempête, nous ne sommes jamais seuls puisque la neige qui tombe et qui créé un mur de silence ne sert qu’à nous mettre en contact avec nous-même.

Where am I?

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